Pour une étincelle 3 mars 2008
[ Jean-Paul Sartre ]
Extrait de l’ Esquisse d’une théorie des émotions
“La vie est un jeu de cartes … 14 février 2008
Il est toujours là
À ton esprit
Toujours là
Il te juge, il te suit
S’échapper
Mais c’est à la vie à la mort
S’échapper
Ou alors ?
Cet amour, c’est comme ta vie
Dans le besoin, l’urgence tu construis
Cherche encore, ô mon ami
Mais comme c’est dur d’être communiqueur d’amour
Tu l’as dans la peau
Vieil air connu
Dans la peau
Oh, ce pincement aigu
Dans ton cœur
Les émotions chavirent
Dans ton cœur
Son empire
Cet amour, c’est comme ta vie
Dans le besoin, l’urgence tu construis
Cherche encore, ô mon ami
Mais comme c’est dur d’être communiqueur d’amour
“J’ai tant rêvé de toi” 10 janvier 2008
J’ai tant rêvé de toi
que tu perds ta réalité.
Est-il encore temps d’atteindre
ce corps vivant et de baiser
sur cette bouche la naissance de la voix qui m’est chère?
J’ai tant rêvé de toi
que mes bras habitués en étreignant ton ombre
à se croiser
sur ma poitrine
ne se plieraient pas au contour de ton corps, peut-être.
Et que,
devant l’apparence réelle de ce qui me hante
et me gouverne depuis des jours et
des années,
je deviendrais une ombre sans doute.
O balances sentimentales.
J’ai tant rêvé de toi
qu’il n’est plus temps sans doute que je m’éveille.
Je dors
debout, le corps exposé à toutes les apparences de la vie et de l’amour et toi,
la seule qui compte aujourd’hui pour moi,
je pourrais moins toucher ton front et
tes lèvres
que les premières lèvres et le premier front venu.
J’ai tant rêvé de toi,
tant marché, parlé, couché avec ton fantôme
qu’il ne me reste plus peut-être,
et pourtant,
qu’à être fantôme parmi les fantômes
et plus ombre cent fois que
l’ombre qui se promène
et se promènera allégrement sur le cadran solaire de ta vie.
Robert Desnos (1900 – 1945)
Etre là 26 février 2007
L’éditeur a intitulé la photo : ” La main de l’espoir ”
""La petite main de Samuel Alexander Armas
Elévation 23 janvier 2007
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes ! "

La dormeuse 23 janvier 2007
Fermée, on dirait qu’elle goûte
Quelque bruit à nul autre pareil
Qui la remplit toute.
De son corps sonore qui dort
Elle tire la jouissance
D’être un murmure encor
Sous le regard du silence.


